Mouhamadou Madana Kane, ancien Directeur Général de la Banque Islamique du Sénégal (BIS), s’est exprimé récemment (février-mars 2026) sur les mécanismes financiers utilisés pour gérer la dette du Sénégal, notamment en ce qui concerne les emprunts et les swaps de devises.
« Il est hors de question, au moment oủ de lourds sacrifices sont demandés aux Sénégalais, de laisser le MFB et ses équipes, décider et agir seuls en toute liberté. Emprunter à des taux plus élevés que la dette qu’on veut rembourser avec les fonds reçus est une catastrophe» a-t-il souligné.
Avant d’ajouter : « L’autorisation parlementaire générale ne doit pas être un blanc-seing pour le MFB dans le contexte actuel. La recherche de solutions pour éviter le défaut de paiement d’une dette ne saurait être une raison suffisante pour endetter le pays à n’importe quel prix»
Au-delà de la question de la transparence, le banquier explique : « c’est la question des risques que ces prêts sophistiqués font peser sur la viabilité de la dette publique qui préoccupe le plus. Une restructuration ordonnée de la dette nous aurait épargné toutes ces dérives et inquiétudes. Le financier demande la saisine de la Cour des Comptes pour un rapport sur l’évolution de la situation de la dette publique. »
