La Chambre de Commerce Britannique au Sénégal (BCCS) a inauguré ses activités ce lundi au cours d’une cérémonie officielle. Réunissant décideurs économiques, diplomates et autorités publiques, cet événement consacre une nouvelle étape stratégique dans la coopération commerciale entre le Sénégal et le Royaume-Uni.
Pensée comme un véritable levier économique, la BCCS ambitionne de favoriser les échanges commerciaux et d’attirer davantage d’investissements britanniques au Sénégal.
Déjà forte d’une cinquantaine d’entreprises membres opérant dans des secteurs clés énergie, agro-industrie, télécommunications ou services financiers la chambre se positionne comme une interface entre investisseurs et autorités publiques.
Karim Ndiaye, président du BCCS de souligner : « Notre ambition est d’être un catalyseur d’investissements et une plateforme d’échange pour faciliter l’installation des entreprises britanniques et renforcer l’attractivité du Sénégal.»
Présente à la cérémonie, Carine Robarts a réaffirmé l’engagement du Royaume-Uni aux côtés du Sénégal.
« Le Sénégal reste une terre d’opportunités, avec une position géographique stratégique et une stabilité politique précieuse dans une région complexe », a-t-elle déclaré.
Malgré un contexte économique jugé difficile, les autorités britanniques entendent rassurer et encourager les investisseurs, tout en soutenant les entreprises déjà implantées.
Les domaines d’intervention prioritaires identifiés reflètent les ambitions économiques des deux pays : les infrastructures ; l’énergie, notamment avec des investissements majeurs comme ceux de BP ; les énergies renouvelables ; l’agriculture ; l’industrialisation, à travers des initiatives comme le programme Manufacturing Africa.
L’objectif est de stimuler la création de valeur locale et favoriser l’emploi.
Une approche alignée sur les priorités nationales
La BCCS entend inscrire son action dans les politiques publiques sénégalaises, en collaborant étroitement avec les institutions nationales et les agences de promotion de l’investissement.
« Nous voulons compléter l’action du gouvernement et parler d’une seule voix pour vendre la destination Sénégal » insiste Karim Ndiaye.
La chambre prévoit également d’intégrer des entreprises sénégalaises souhaitant s’ouvrir à l’international, favorisant ainsi des partenariats industriels et technologiques.
Parmi les indicateurs de performance envisagés : doubler le nombre d’entreprises membres à court terme ; accélérer les délais d’installation des investisseurs ; multiplier les partenariats et consortiums ; augmenter les flux d’investissements ; générer des emplois directs et indirects.
La BCCS ambitionne ainsi de devenir un acteur clé de la transformation économique du pays.
La chambre vise à accompagner la transformation industrielle du Sénégal, en mobilisant capitaux, technologies et expertises britanniques. « Nous voulons aller au-delà du commerce pour contribuer à la transformation des ressources locales », affirme Karim Ndiaye.
Avec déjà une cinquantaine d’entreprises en prospection, les premiers résultats pourraient être visibles dans les prochains mois.
