Cinq mois après les événements de février 2026 au campus social de l’université Cheikh Anta Diop, qui ont coûté la vie à l’étudiant Abdoulaye Ba, l’enquête judiciaire connaît un nouveau tournant avec la mise en cause de sous contrôle judiciaire de 3 agents du COUD
Les éléments recueillis auprès de plusieurs acteurs du dossier convergent sur un point. Le directeur du COUD avait dit au premier ministre et au ministre de l’intérieur qu’il s’opposerait catégoriquement à l’intervention des forces de l’ordre dans l’enceinte de l’université de crainte d’avoir mort d’homme
D’après ces mêmes sources, ces avertissements n’ont pas donné lieu aux décisions attendues. La question des accès au campus occupe également une place importante dans le dossier: Le Premier-Ministre et son Ministre de l’intérieur ont ignoré royalement les avertissements du Dg du COUD La question des accès au campus occupe également une place importante dans le dossier. Les portes évoquées dans la procédure étaient placées sous scellés depuis plus de dix ans. Dans les faits, les étudiants utilisaient quotidiennement d’autres passages pour accéder à leur chambre. Le jour des événements, ces accès ont été bloqués par les forces de l’ordre
Qui est responsable des dégâts estimés presque à un milliard ? Qui a mis le feu ? Qui a tabassé est-ce le Coud ? Qu’on nous colle la paix lâche un responsable en colère
Les alertes adressées avant les événements, les décisions prises par les autorités, les conditions de l’intervention des forces de sécurité, les dégradations enregistrées sur le campus et les circonstances de la mort d’Abdoulaye Ba constituent les différentes pièces d’un même puzzle.
La récente décision du juge d’instruction apporte également un nouvel éclairage sur le dossier. Alors que le procureur de la République avait requis le placement sous mandat de dépôt des agents mis en cause, le magistrat instructeur a finalement ordonné leur placement sous contrôle judiciaire
