L’affaire dite « Modou Ba Gawlo » connaît de nouveaux développements judiciaires. Selon les informations publiées par le quotidien Libération dans son édition du vendredi 6 novembre 2026, six personnes ont été placées sous mandat de dépôt, tandis que les investigations de la Brigade de recherches de Keur Massar s’orientent vers d’autres individus.
Mamadou Yoro Ba, alias « Modou Ba Gawlo », Ousseynou Diop, Ousmane Ndiaye, Dame Guèye, Abdourahmane Diop et Abdou Seck ont été placés sous mandat de dépôt à la suite de l’ouverture d’une information judiciaire demandée par le parquet de Pikine-Guédiawaye.
Les six mis en cause sont poursuivis pour association de malfaiteurs, actes contre nature, transmission volontaire du VIH et mise en danger de la vie d’autrui. Ces qualifications constituent les faits reprochés aux inculpés, dont la culpabilité reste à établir.
D’après Libération, le parquet de Pikine-Guédiawaye a également visé une personne désignée sous la lettre « X » dans son réquisitoire.
Le ministère public a sollicité du juge du premier cabinet une délégation judiciaire à la Brigade de recherches de Keur Massar afin de poursuivre les investigations.
Le journal rapporte également que les six inculpés ont fait des aveux et communiqué des noms aux enquêteurs. Ces éléments ouvrent la voie à de nouvelles vérifications et à d’éventuels développements judiciaires.
Autre élément révélé par Libération : les enquêteurs ont établi un rapprochement entre ce dossier et l’affaire ayant conduit à l’incarcération de Pape Cheikh Diallo et d’autres personnes.
Selon le quotidien, lors des investigations précédentes, une personne arrêtée avait évoqué une relation entre un membre de l’entourage proche de l’un des mis en cause et Djibril Dramé.
Cette information constitue une piste supplémentaire dans l’enquête, sans établir à elle seule une responsabilité pénale des personnes citées.
Avec six personnes déjà écrouées, un réquisitoire visant également X et une délégation judiciaire sollicitée, l’affaire « Modou Ba Gawlo » entre dans une nouvelle phase.
La Brigade de recherches de Keur Massar poursuit ses investigations sous l’autorité judiciaire afin de vérifier les déclarations recueillies et de déterminer les éventuelles responsabilités d’autres personnes.
