La gendarmerie des Maristes a placé en garde à vue Abdoul Aziz Babou, un coach de football de 45 ans, accusé d’abus sexuels sur ses jeunes pensionnaires. À ce stade de l’enquête, au moins deux victimes âgées de 11 et 12 ans ont été formellement identifiées. Le certificat médical de l’une d’elles confirme des lésions anales récentes, plongeant la communauté sportive locale dans laertitude et l’effroi.
L’affaire a éclaté suite aux confidences courageuses du jeune A.T., âgé de seulement 11 ans, à son père. Ce dernier a immédiatement saisi les éléments de la gendarmerie des Maristes. Les détails fournis par l’enfant décrivent un calvaire répété aux mains de celui qu’il appelait « Coach Babou ».
Des témoignages glaçants et concordants
Selon les déclarations de la victime A.T., les agressions se déroulaient en marge des séances d’entraînement. La dernière en date remonte au mardi 4 août 2026. L’enfant raconte que le suspect l’a déshabillé de force après une séance, proférant des menaces directes en wolof : « Boy ding ma rayy rekk » (Tu vas me tuer / Je vais te tuer).
Un second mineur, S.M. (12 ans), a également brisé le silence. Son témoignage corrobore les agissements du quadragénaire. Il subissait des attouchements pendant que son camarade était abusé, le coach brandissant une menace d’exclusion de l’école de football pour garantir leur mutisme : « Il disait que si on parlait, il allait nous chasser de l’école ».
Une omerta qui se brise
Les soupçons entourant les agissements d’Abdoul Aziz Babou commençaient déjà à circuler au-delà du club. A.D., un pensionnaire de l’école de football âgé de 16 ans, a révélé aux enquêteurs que des alertes venaient de l’extérieur. « Un jour, après une rencontre entre écoles de foot, des membres de l’équipe adverse nous ont fait savoir que l’entraîneur faisait des choses bizarres à nos jeunes frères », a-t-il confié.
La ligne de défense du suspect
Interrogé par les enquêteurs de la gendarmerie face à la gravité des accusations et aux conclusions irréfutables du certificat médical, Abdoul Aziz Babou (45 ans) a tenté de se justifier de manière stupéfiante. Le mis en cause a textuellement déclaré avoir « enlevé le caleçon de A.T pour voir s’il était circoncis ou pas ».
Une ligne de défense qui n’a pas convaincu les forces de l’ordre face aux preuves physiques et aux témoignages accablants des enfants. L’enquête se poursuit pour déterminer si d’autres jeunes footballeurs ont déte victimes de ce prédateur présumé.
