Depuis ce lundi 2 mars 2026, les dés sont jetés pour l’ancien chef de l’État, Macky Sall, qui brigue officiellement la succession d’Antonio Guterres au poste de Secrétaire général des Nations Unies.
Le principal atout de l’ancien président repose sur une stature internationale patiemment forgée sur le terrain des crises et du développement.
C’est sous sa houlette que le continent a mené et remporté la bataille historique pour obtenir un siège permanent au G20, prouvant sa capacité à réformer la gouvernance mondiale.
Macky Sall a su cultiver une équidistance diplomatique très précieuse pour espérer séduire le Conseil de sécurité.
Ami historique de la France et partenaire respecté de l’Occident, il jouit d’une écoute tout aussi attentive en Chine ou en Russie. Ses relations privilégiées avec les puissances financières du Golfe telles que les Émirats Arabes Unis et l’Arabie Saoudite garantissent un réseau d’influence incontournabl
Le premier obstacle est d’ordre géopolitique avec la fameuse règle non écrite de la rotation régionale. Après l’Europe et l’Asie, l’Amérique latine revendique légitimement son tour pour diriger l’organisation
L’Afrique ayant déjà occupé le poste avec Boutros-Ghali et Kofi Annan, l’argument de la jurisprudence géographique sera brandi avec force par ses adversaires sud-américains.
La procédure exige de passer d’abord par les scrutins indicatifs secrets organisés à huis clos par le Conseil de sécurité pour jauger les dynamiques de soutien, où les diplomates attribuent la mention encourager ou décourager à chaque prétendant.
L’étape la plus cruciale et la plus incertaine restera d’éviter le veto redouté de l’un des cinq membres permanents lors de la phase décisive des bulletins de couleur, puisqu’un seul vote défavorable des Etats-Unis, de la France, du Royaume-Uni, de la Chine ou de la Russie est automatiquement éliminatoire.
À cette barrière internationale s’ajoute une fragilité politique interne très embarrassante. Le silence assourdissant du nouveau Président sénégalais Bassirou Diomaye Faye face à cette candidature résonne comme un désaveu implicite.
