Honorables Députés, Représentants du Peuple,
I Have a dream….deux frères se battaient violemment jusqu’à ce qu’une force intérieure, implacable, surgisse pour les anéantir tous deux. Pourquoi ? Parce que cette « troisième force » a horreur du désordre. Honorables députés, si la classe politique continue de se faire la guerre, elle offre les clés du pays à cette force qui détruira notre démocratie. Le compromis pour la patrie est une urgence.
1. Organisation des élections : L’illusion de la CENI face à l’expertise de l’État
On vous propose de retirer l’organisation des élections au Ministère de l’Intérieur pour créer une CENI. Attention au mirage !
Le Ministère de l’Intérieur possède l’expertise et le maillage territorial pour tenir un scrutin libre et transparent.
En résumé dans les élections passées électorales depuis l’indépendance est organisé par le l’intérieur de l’intérieur. Depuis Senghor, de Abdou Diouf de Wade Macky jusqu’à Diomaye, pourquoi user de son pouvoir de surveillance.
Par exemple dans les pays dite démocratiques dans le monde, le ministère de l’intérieur est chargé d’organiser une élection qu’importe la nature : présidentielle, locales ou législatives.
Dans nos contextes, une CENI peut devenir un foyer d’instabilité, de lenteurs et de manipulations partisanes. Ne brisez pas un outil qui fonctionne pour une structure incertaine qui pourrait engendrer le chaos que la « troisième force » viendra sanctionner.
2. Cour Constitutionnelle : Le danger des proclamations sous influence
Vouloir confier les proclamations définitives à la Cour Constitutionnelle est un péril immense.
Nous connaissons les réalités africaines : tant que le Président nomme seul les magistrats, ces derniers peuvent être tentés par des décisions de complaisance.
Une proclamation perçue comme injuste par le peuple est l’invitation directe au désordre. Vous devez exiger que le Parlement ait son mot à dire sur ces nominations avant de donner un tel pouvoir à la Cour.
3. Souveraineté et Sécurité : Le scandale des cartes et de la criminalité
Le panafricanisme n’est pas un renoncement à soi-même. Être frère ne signifie pas laisser sa maison ouverte aux prédateurs
Il est inacceptable que des cartes d’identité sénégalaises soient indûment délivrées à des étrangers. C’est une trahison de notre état civil. Nous exigeons une carte de séjour obligatoire et sécurisée pour identifier chaque résident.
Pourquoi aucun député ne propose-t-il de lois fermes pour condamner et expulser les étrangers impliqués dans le crime, les viols et le trafic de drogue ? La drogue tue notre jeunesse.
La protection de nos citoyens face à la criminalité transfrontalière est une exigence de souveraineté que le panafricanisme doit porter avec rigueur.
Honorables Députés,
Ne soyez pas les frères qui se battent pour des miettes de pouvoir pendant que la maison brûle. Légiférez pour sécuriser nos élections, nos institutions et nos frontières.
Imam Cheikh Mouhamadou Bamba Sall
