Présentant le projet de loi, Alioune Sall, ministre de la Communication, des Télécommunications et du Numérique, a mis en avant la nécessité de moderniser un dispositif devenu inadapté aux mutations profondes du paysage médiatique. Il a relevé que le champ d’intervention de l’ancien régulateur demeurait limité, ne permettant pas de couvrir l’ensemble de l’écosystème informationnel.
Selon Alioune Sall, le CNRM constitue un tournant majeur, en instaurant une régulation globale de l’ensemble de l’écosysteme médiatique. La nouvelle autorité disposera de moyens techniques adaptés, d’expertises qualifiées et d’un pouvoir de sanction pour accomplir efficacement sa mission.
La loi vise également à encadrer les dérives en ligne. Présentée comme un outil de lutte contre la désinformation et de protection des publics, notamment des mineurs, elle prévoit une réponse ferme de l’État contre les auteurs de diffamation et d’injures, y compris lorsqu’ils agissent depuis l’étranger.
