L’incident survenu le 11 avril 2026 à Koumpentoum entre le préfet Safiatou Joséphine Dieng et deux députés de Pastef, Mous Mbaye et Awa Sow, soulève une question de droit protocolaire plutôt que de droit pénal ou constitutionnel strict.
Moussa Mbaye et Awa Sow opposent de la résistance au préfet, en refusant de se lever, à son arrivée.
Mais le préfet, Sophietou Joséphine Dieng, les ébouillante en ces termes : « Se lever lors d’une cérémonie officielle, respecter les symboles de l’État, ce ne sont pas des formalités creuses.
Les députés lui rétorquent : « Vous vous êtes érigée en rempart pour certains maires de l’opposition, brouillant ainsi dangereusement la frontière entre administration et militantisme »
Contrairement aux affirmations du préfet, il n’existe aucune loi ou décret au Sénégal imposant formellement à un élu de se lever devant un représentant de l’exécutif (gouverneur ou préfet).
Se lever est un usage fondé sur la courtoisie républicaine et le respect de la fonction représentative du chef de l’État dans le département.
En résumé, le droit soutient les députés sur l’absence d’obligation légale de se lever (courtoisie), mais il soutient le préfet sur sa capacité à gérer l’accès et la tenue de la tribune officielle lors d’une cérémonie qu’il préside.
