La proposition de commission d’enquête parlementaire déposée par des députés de Pastef sur le programme « Un étudiant, un ordinateur » met en avant plusieurs anomalies présumées dans la gestion d’un dispositif évalué à environ 48 milliards de FCFA, rapporte L’Observateur.
Parmi les éléments soulevés figure l’existence présumée de 13 comptes et sous-comptes bancaires, alors que le procès-verbal de passation de service n’en mentionnerait que trois. Le dossier évoque également un fonds de garantie de 2 milliards de FCFA déposé auprès d’Ecobank, sans visibilité claire, selon le journal, sur son origine, sa gestion ou son utilisation.
L’enquête envisagée pourrait concerner l’ensemble des ministres des Finances et de l’Enseignement supérieur en fonction depuis 2017, ainsi que plusieurs directeurs et chefs de service impliqués dans le programme.
D’autres interrogations portent sur 1 700 allocations qui seraient restées impayées, des ordinateurs bloqués au Port de Dakar et certaines dispositions du manuel de procédures susceptibles, selon L’Observateur, de modifier la lecture des faits reprochés.
Le journal indique également que certains éléments du dossier viendraient conforter des déclarations faites précédemment par Abdourahmane Diouf. L’arrêté pris sous Mary Teuw Niane et une période de trois années qui resterait en dehors du champ de certains documents constituent également des points que la future commission pourrait être amenée à éclaircir.
