En matière de mise à jour des listes électorales, la révision annuelle, prévue par les articles L.37 et R.28 du Code électoral, constitue la règle et débute à partir du 1er février. Elle ne cède que durant une année électorale, lorsqu’est engagée une révision exceptionnelle. Or, cette dernière est conditionnée à la signature et à la publication du décret fixant la date des élections (L.63), décret qui n’a, à ce jour, pas encore été pris.
Face à une telle situation de non-droit, un communiqué annonçant une révision exceptionnelle avait été publié par le ministre de l’Intérieur le 31 janvier 2023, à la veille du démarrage légal de la révision annuelle prévue par les dispositions précitées.
Qu’un parti politique communique à la place de l’Administration électorale relève d’une confusion des rôles pour le moins préoccupante.
Pour rappel, le parti PASTEF avait lui-même dénoncé, dans un communiqué en date du 3 février 2023, entre autres, l’absence de révision annuelle des listes électorales et le défaut de signature et de publication du décret fixant la date de l’élection présidentielle.
C’est dans un esprit de veille et d’alerte que nous avons publié, le 30 janvier 2026, un message sur les réseaux sociaux rappelant également que, contrairement à une opinion répandue, les élections doivent se tenir au plus tard le 20 décembre 2026, conformément aux dispositions des articles L.236 et L.269 du Code électoral.
