Votre ministre de l’agriculture est dans une théorie profonde. Alors il fallait attendre la réaction de O. Sonko à Kaolack afin de réagir à fond sur la situation des paysans qui sont dans la plupart des pays développés, les boucliers du développement.
En vrai, il faut aller visiter les petits villages du Saloum, du Baol ou même de la Casamance afin de comprendre les vraies problèmes des agriculteurs avant d’entamer un plan d’action, semblable à celui de vos prédécesseurs.
Certains ont perdu leurs terres au profit des hommes d’affaires et d’autres ont du mal à écouler leurs produits malgré l’augmentation de la production.
Jusqu’ici la promesse reste la souveraineté. Rien d’autre. Au moment où il ne parle que de chiffres et d’investissement.
Pour rappel, 2024, Macky Sall et ses incapables avaient alloué un budget record de 100 milliards de FCFA pour la campagne agricole. Au finale : ZÉRO résultat concrets et des voleurs épinglés.
Également notre bien aimé Wade, le Pape du Sopi avec sa politique de Grande Offensive Agricole pour la Nourriture et l’Abondance (GOANA) nous disait simplement en 2008, qu’il fallait juste 335 millions de dollars pour atteindre ses objectifs de production.
Ce pays a besoin d’être industrialisé à long terme et non des dirigeants qui ne cessent de nous berner avec des discours d’hommes d’états : la démarche est moins rassurante.
Maintenant il faut aller au fond du problème avant de parler de chiffres : la formation technique et professionnelle est une priorité.
Ne répéter pas les mêmes erreurs du passé alors ! Allez écouter les concernés d’abord et pas seulement les grands producteurs affairistes.
